FRANÇOIS GÉNOT «MÉTÉORES» 2017-05-03T16:45:26+00:00

Project Description

FRANÇOIS GÉNOT  – MÉTÉORES

28-01-17 / 25-02-17

La singularité du travail de François Génot repose sur cette attitude sensible et cette dynamique face aux paysages du quotidien, qui vise à reconsidérer la question du sauvage par une représentation contemporaine de la nature. Sa pratique artistique se décline à partir du dessin en de multiples propositions plastiques – peinture, sculpture, installation, fusain, céramique – où un certain rapport à la nature est primordial. Si la nature a une place centrale dans ses recherches ce n’est pas pour autant qu’elle constitue un motif d’imitation ou d’inspiration.

Les oeuvres de François Génot sont résolument contemporaines dans le sens où son travail évoque, une dynamique naturelle de la vivacité végétale, une naturalité qui demeure par delà ou en deçà de «l’anthropisation» quasi complète du monde et de notre planète.

Né en France en 1981, il vit et travaille en Alsace. Artiste plasticien diplômé de l’École Supérieure d’Art de Metz

 

“La météorologie était alors moins la science du « temps qu’il fait » que la science des « choses qui s’élèvent » ou des « choses suspendues ». “

Brouillards toxiques, Alexis Zimmer, éditions Zones sensibles

 

L’artiste propose une installation à la fois brute et sensible qui questionne les rapports que nous entretenons avec la nature, notre nature. Il interroge nos pratiques rituelles et pointe des formes d’abandon. C’est une exploration poétique, culturelle et sociale autour d’un travail graphique à partir de rebus végétaux. François Génot expérimente une installation graphique constituée d’une collecte de sapins abandonnés dans les rues de la ville à l’heure de la nouvelle année. Ces végétaux une fois brûlés deviennent des bâtons noirs, des lances, des fusains géants. Redonner du sens à cet arbre devenu objet de consommation, rendre la parole à cette présence urbaine personnifiée en âme errante. Ainsi en accumulant brusquement ces corps au fond de la galerie frottant les murs au passage, une partition de traces aléatoires se déploient comme les flammèches de météorites.